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Douxième dimanche - 2 Corinthiens 5,14-17

2 Corinthiens 5:13-17

13 S’il est vrai que nous sommes insensés, c’est pour Dieu que nous le sommes ; mais si nous sommes dans notre bon sens, c’est pour vous.
14 Car l’amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts. 15 Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. 16 Ainsi donc, désormais nous ne connaissons personne selon la chair. Même si nous avons connu le Christ selon la chair, maintenant ce n’est plus ainsi que nous le connaissons. 17 Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là.
18 Tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par le Christ et qui nous a confié la tâche d’amener d’autres hommes à la réconciliation avec lui.
19 Car, par le Christ, Dieu agissait pour réconcilier tous les humains avec lui, sans tenir compte de leurs fautes. Et il nous a chargés d’annoncer cette oeuvre de réconciliation.

Un fil conducteur dans les lectures de ce dimanche : le mal n’est désormais plus tout puissant.
Les forces du mal de l’antiquité étaient concentrées et avaient leur siège dans les eaux de la mer. Aujourd’hui elle est devenue un lieu de repos, de détente et de tourisme.
Déjà le Seigneur s’adresse à Job et lui fait comprendre qu’au delà se son malheur il se tient à ses côtés , lui qui maîtrise les éléments de la mer et des nuées et donc désormais il n’est plus seul .

Paul le passionné est pris d’indignation face à ses détracteurs qui le soupçonnent de se faire valoir .
Paul ose se vanter, ose convaincre afin de permettre aux Corinthiens de répondre à ceux qui « se vantent de ce qui se voit et non de ce qui est dans le cœur. » (v12)
Paul est saisi intensément par l’amour du Christ ! « l’amour du Christ nous étreint »(v14). Pour lui l’amour du Christ est une réalité présente et une conviction profonde : un seul est mort pour tous. Cf Is 53
Isaie 53:4-6 4 Or ce sont nos souffrances qu’il portait et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié. 5 Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison. 6 Tous, comme des moutons, nous étions errants, chacun suivant son propre chemin, et Yahvé a fait retomber sur lui nos fautes à tous.
La croix n ‘est pas un hasard de l’histoire.

Dieu décide de se trouver non seulement aux côtés des hommes mais il se révèle en payant de sa personne dans la personne de Jésus-Christ
Quand nous contemplons la croix nous comprenons qu’elle est le lieu de la révélation de Dieu. Dernière étape de la pédagogie de Dieu.
Tant qu’on n’avait pas vu le Christ en croix on ne pouvait pas connaître Dieu, jusqu’où allait l’amour de Dieu pour les hommes.
C’est un amour concret et direct à ce point que Paul utilise cette expression forte : « l’amour du Christ nous saisit, nous étreint. »
Ce n’est pas une idée, comme nous disons « je pense » mais une forte conviction dont Paul n’en démord pas.
Deux mots forts qui expriment l’amour agissant de Dieu à ce point qu’il nous entraîne avec lui dans sa mort. La croix c’est la révélation suprême.
La mort du Christ n’est pas un fait divers, elle a une portée universelle : ceux qui se réclament de lui sont associés à sa mort (v14).

Qu’est-ce à dire ? Nous sommes morts avec lui à une manière de vivre, de penser qui est étrangère sans relation à Christ, pour en vivre une qui est cohérente avec son Evangile.

« Si un seul est mort pour nous » à la place de tous , nécessairement tous sont morts cad que l’histoire et la sagesse des hommes qui ont précédé sont dépassées, maintenant Dieu se sert d’autres moyens pour agir dans le monde. C’est le cœur de notre foi : sa mort nous entraîne avec lui et dans son processus de mort-résurrection.
Morts avec lui au vieil homme, à nos vieilles habitudes pour vivre désormais de sa vie, une vie toute nouvelle calquée sur la sienne.

V 16 -Vivre pour le Christ ? c’est à dire ?
Nous ne connaissons plus selon la chair, c’est à dire avec les seules lumières de l’homme, avec le regard, le jugement humain livrés à eux-mêmes.
Le baptisé est transfiguré avec le Christ et sa vie nouvelle est aussi transfigurée par l’agapè(amour du Christ)qui le traverse et le transforme ainsi que toutes ses relations.
C’est d’être dans le Christ qui change tout notre vie, nos relations, notre être profond.
Le baptisé n’existe plus en lui, par lui-même mais en référence au Christ et comme le Christ dans sa référence au Père, vivant de lui et par lui.

V 17 « Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là. »
Paul fait percevoir l’aube d’un monde nouveau, d’une humanité radicalement nouvelle qui renaît à partir de Jésus Christ.
Cette humanité nouvelle a déjà commencé. Nous y sommes !
Dieu a déjà commencé à remodeler l’homme à l’image de son Fils.
Le modèle de l’homme nouveau nous est donné en Jésus (que Paul appelle « le premier né de toute la création » Col 1,15) qui a pris chair en nous à notre baptême, par notre foi .
Désormais l’amour du Christ nous habite et toute notre vie, tout notre être –relations, travail, prière, amour- en est illuminée, renouvelée, dynamisée.
« Bref, ces quelques versets de Paul expriment l’expérience chrétienne du baptême comme participation à la Pâque du Christ ; cet extrait dominical nous indique vers quelle nouveauté la foi pascale entraîne toute la communauté chrétienne. Pour Paul, notre vie est et reste tout illuminée par la mort et la résurrection de Jésus Christ » Feu Nouveau 52 pe 63

 

Saint Bernard,

 
 

 

 

 
 
 

 

 
 

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