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112- Päques - Il est Ressuscité

Veillée pascale – Homélie 2011

Premier jour d’une création nouvelle ….

Les lectures de la veillée pascale nous ont donné un aperçu de la création du monde et son histoire.
Lorsque Dieu crée le monde, l’auteur de la Genèse, après chacune de ses œuvres, nous dit et redit : « et Dieu vit que cela était bon »
L’œuvre de Dieu était bonne parce qu’œuvre d’amour d’un Dieu qui se donnait tout entier aux hommes et leur confiait son œuvre pour qu’il développe et continue l’œuvre de sa création. Dieu en avait fait de lui, le gérant. L’homme a été tenté d’en devenir le propriétaire, de s’en accaparer, de manger toute l’œuvre et de mettre Dieu entre parenthèse. Imaginant Dieu jaloux l’homme, il s’est séparé de Dieu ; par là même, il n’était plus l’image de Dieu, il perdait son identité.

St Bernard dit : que l’homme a froissé l’image de Dieu à la ressemblance de la quelle il avait été créé. Le malade qu’était l’homme avait besoin d’une guérison qui ne pouvait venir que de Dieu.
Le Christ vient accomplir cette mission, mission à risque puisque son message n’a été accueilli que par une petite minorité, qui a bien voulu accepter l’image de Dieu, la vraie image de Dieu qu’il reflétait dans sa vie, ses actes, ses paroles, ses œuvres. Cr qui semble, une nouvelle fois, l’échec de Dieu…
La Bonne Nouvelle de Jésus semblait dangereuse et en le supprimant les autorités croyaient avoir réglé le problème.
Le souffle que Jésus était venu apporter on ne pouvait l’enterrer ni le faire taire. C’est après sa mort que tout allait commencer réellement.
Trois jours après sa mise au tombeau, des femmes qui venaient pour l’embaumement se trouvent face à un ange, resplendissant, à l’aspect de l’éclair, messager du ciel ; il leur annonce cette bonne nouvelle : « Jésus que vous cherchez, il n’est pas ici il est ressuscité- venez voir l’endroit où on l’avait déposé – et maintenant allez vite dire à ses disciples qu’il est ressuscité, il vous donne rendez-vous en Galilée. »

Elles venaient vénérer un mort et voilà qu’elles deviennent tout à coup _ porteuses d’une Bonne Nouvelle qui ouvre désormais un avenir nouveau pour toute l’humanité. Les voilà devenues premières évangélisatrices , courant toutes joyeuses apporter la Bonne Nouvelle aux apôtres, qui ne les croient pas !
Venues au rendez-vous de la mort, les voici annonciatrices du rendez-vous de la Vie.
Voilà la bonne nouvelle de cette nuit : la mort, le mal sont définitivement vaincus sur leur propre terrain et nous en avons la certitude. Les gardes qui étaient postés, pour éviter tout vol éventuel du corps de Jésus, ont été pris de terreur et de panique, dès qu’ils sont revenus à eux, ils ont vidé la place aussitôt sans chercher à en savoir davantage. Les gardes n’y ont rien compris, seules les femmes entendront de l’ange la signification réelle du vide : « il est ressuscité ». Ce n’est plus au tombeau qu’on va désormais le trouver.
Désormais apprennent-elles, il n’a plus sa place parmi les morts car il est ressuscité par Dieu. L’abandon apparent dans sa mort sur la croix semblait donner raison à ses détracteurs qui l’insultaient et le provoquaient à descendre.

Une parole et voici le signe : la pierre scellée est roulée et le tombeau irrémédiablement vide.
« Rappelez�vous », leur disent alors les messagers de Dieu. Rappelez�vous les malades et les infirmes qu’il a guéris, le lépreux purifié, le paralysé remis debout. Pour réaliser cela, Jésus n’était�il qu’un guérisseur sans pareil ? N’est�ce pas le Vivant qui leur a rendu vie et santé ? Rappelez�vous la foule des pécheurs et des collecteurs d’impôts méprisés, toutes ces petites gens à qui il a rendu leur dignité. N’était-il pas le Vivant pour leur rendre le goût de vivre ? Rappelez�vous ce qu’il vous disait en Galilée : « Le Fils de l’homme sera livré aux mains des pécheurs, il sera mis à mort ». N’était�il pas le Vivant pour donner ainsi sa vie dans une liberté souveraine ? Car seul le Vivant peut perdre sa vie d’homme pour nous donner sa vie de Fils de Dieu.
« Alors elles se rappelèrent ». Toute la vie de Jésus et ses paroles et ses actes s’éclairent à partir du tombeau vide : « Ne cherchez pas le Vivant parmi les morts ».

En ce jour de Pâques nous sommes peut�être venus, comme ces femmes, pour embaumer un mort. Ce mort, c’est peut-être nous mêmes assaillis de doutes, nous découvrant incapables de pardonner et de faire la paix, repliés sur notre souffrance d’avoir perdu un être cher, désespérant de trouver sens à la vie. La joyeuse surprise de Pâques s’adresse aussi à nous. La résurrection de Jésus c’est la victoire définitive de Dieu sur la mort et le début d’une ère nouvelle qui intéresse tout homme.

L’ange, messager de Dieu témoigne que Jésus est vivant, mais en plus il leur donne rendez-vous en Galilée, Pourquoi la Galilée ? C’est là ou’ ils avaient commencé leur apostolat, c’est là en Galilée, le carrefour des nations que Jésus confie aux siens d’aller annoncer la Bonne Nouvelle jusqu’aux extrémités de la terre.
La résurrection met en route : l’exode commencé par le peuple en Egypte continue : tous les croyants en Christ ressuscité reçoivent cette mission

 

Saint Bernard,

 
 

 

 

 
 
 

 

 
 

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